Cancer du sein - Travailler à se soigner, prendre le temps de guérir

Nathalie GARNIER, patiente

Soins de support - Développer du bien-être et du bonheur, envoyer au cerveau des informations positives, parfois nécessaires quand on se retrouve dans ce type de situation.

Diagnostiquée d’un cancer du sein en 2019, Nathalie Garnier raconte ce qui lui a permis de mieux vivre cette période et comment aujourd’hui, elle a repris sa vie professionnelle. 

Tout de suite après mon opération, des séances de psychologie
« Tout d’abord, j’ai été très bien accompagnée par les acteurs de santé. Le chirurgien qui m’a opérée m’a permis de rencontrer une psychologue pendant les 2 ou 3 jours de convalescence passés à l’hôpital, tout de suite après l’intervention. Un contact de confiance s’est immédiatement créé me permettant d’exprimer mon ressenti et de travailler sur moi. Cela a été une chance, j’ai continué en cabinet avec la psychologue pendant presque 2 ans. »

Relaxation, psychologie positive et pleine conscience
« J’ai aussi été très bien accompagnée par mon entourage proche, ma famille, mes amis et puis, j’ai rencontré des personnes à travers des démarches que j’ai entreprises auprès d’associations ou de personnes. Pendant mes arrêts de travail, j’ai fait de la relaxation ludique, je me suis formée à la psychologie positive, à la pleine conscience, à la cohérence cardiaque. Tous ces accompagnements m’ont permis de pouvoir avancer, mais aussi de pouvoir digérer et assumer l’annonce, accepter les traitements. Le corps se bat, mais il y a aussi le mental. »

Le yoga du rire m’a sauvé
« Je me suis également initiée au yoga du rire. Il s’agit de séances de rires intentionnels, pas forcément naturels, qui permettent de développer du bien-être et du bonheur et d’envoyer au cerveau des informations positives, parfois nécessaires quand on se retrouve dans ce type de situation. J'ai même suivi une formation et maintenant, j’anime des séances sur Zoom pour Patients en réseau - Mon réseau cancer du sein qui m’a beaucoup apporté. C’est ma façon de contribuer à cette association. »

Marche, aquagym, Zumba et Pilates
« Pendant les traitements et la radiothérapie, dans l’ensemble assez fatigants, j’ai beaucoup marché. J’avais besoin de m’aérer et puis, on était au mois de mars, le printemps et l’été étaient propices à ces grandes marches. Suite aux séquelles de l’ablation du ganglion sentinelle, j'ai repris l’aquagym dès que le chirurgien me l’a autorisé. Et puis, très vite, la Zumba en faisant attention aux gestes du haut du corps. Maintenant, je fais aussi du Pilates pour travailler plus en profondeur. »

Le retour à la vie professionnelle a été un peu difficile au départ
« En 2019, j’ai vécu une autre chirurgie importante qui explique sans doute pourquoi la reprise de mon activité professionnelle a été difficile. J’ai recommencé à travailler en 2020 lorsque mon traitement du cancer du sein était finalisé. J’étais sous hormonothérapie, j’ai peut-être repris le rythme de manière un peu trop rapide.
Je fais partie du personnel de direction d’un établissement scolaire, je travaillais dans un lycée important et quand on aime son travail, on a du mal à dire stop ! J’ai eu cette chance d’avoir une inspection académique bienveillante qui m’a permis de reprendre mon activité en collège. C’est un choix que je fais par rapport à ma santé et à mon rythme de vie. Je suis très satisfaite d’avoir repris mon activité. »

Prendre le temps de guérir votre corps et aussi votre mental
« Pour moi, ne plus travailler voulait dire n’être plus rien en tant que femme et dans la vie. Je dirais à une femme diagnostiquée d’un cancer du sein qu’il faut accepter le temps de se soigner. Je reprendrais le conseil que m’avait donné ma psychologue : “Travaillez à vous soigner”. Mettez tout en œuvre pour prendre le temps de guérir votre corps, mais aussi votre mental. Les médecins commencent à aborder davantage cet accompagnement psychologique. Ils peuvent aussi vous orienter vers des associations qui vous guideront vers des soins de support, des activités physiques adaptées.
Vous devez accepter d’être en convalescence et, selon votre travail, accepter de prendre ce temps. Et surtout, gardez espoir, conservez votre humour, ayez la vision d’une vie positive et des petits bonheurs qu’on peut y trouver. Toutes les épreuves apportent de bonnes expériences. »

En savoir plus :
Web Tv Cancer du sein, chimiothérapie et tests génomiques, https://www.acteursdesante.fr/webtv/cancer-du-sein-chimiotherapie-et-tests-genomiques/12/
Mon traitement cancer du sein, https://www.montraitement-cancerdusein.fr/
Exact Sciences, https://www.exactsciences.com/
Patients en réseau, https://www.patientsenreseau.fr/cancer-du-sein-et-chimiotherapie-tests-genomiques/
Mon réseau cancer du sein, https://www.monreseau-cancerdusein.com/dossiers/mieux-comprendre/parcours-diagnostique/tests-genomiques-predictifs/tests-genomiques-predire-le-risque-de-recidive-et-preciser-la-necessite-dun-ch

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