Parcours de soins, les infirmières libérales en première ligne

Géraldine RUBIN, infirmière libérale, formatrice Enzym

Au domicile du patient, l’infirmier libéral coordonne les soins avec l’hôpital. Nous prenons notre part dans les soins primaires.

« J’ai commencé à travailler très jeune, à 17/18 ans, dans les hôpitaux l’été. Ca m’a vraiment plu et de là, je suis devenue infirmière hospitalière. J’ai ensuite exercé en libéral, c’est un état d’esprit. Lorsqu’on on est infirmière à l’hôpital, on est souvent confronté à un problème de hiérarchie ou bien on va avoir envie de voler de ses propres ailes. »  

Au domicile du patient, l’infirmier libéral coordonne les soins avec l’hôpital
« Le métier d’infirmier est un métier très jeune. Le premier certificat date de 1922, il n’y avait à l’époque que des femmes. C’est une profession qui évolue sans arrêt : il y a 100 ans, les infirmières étaient des exécutantes, aujourd’hui elles sont des infirmières réflexives.
Au vu de notre nombre et de notre répartition sur le territoire français, disponibles 24h sur 24, 7 jours sur 7, nous sommes en première ligne des soins de ville. L’infirmier libéral est au chevet du patient, à son domicile. Il va pouvoir faire de la coordination avec l’hôpital notamment via la téléconsultation, les messageries sécurisées obligatoires, des réseaux portant sur des soins particuliers, des applications. Il existe de nombreux moyens de coordonner aujourd’hui, encore faut-il être un peu connecté, or certains infirmiers ne le sont pas, craignant de perdre ce côté humain au profit de la technologie. »

Nous prenons notre part dans les soins primaires et c’est une très bonne chose
« Avec 20 ans de recul sur mon métier, je constate que nous avons connu des âges d’or où nous pouvions nous occuper des patients dans le respect des valeurs qui nous avaient été enseignées et qui nous avaient poussé à faire ce métier d’infirmière. Aujourd’hui, nous sommes sur une réalité économique, nous avons un peu plus de limites, c’est moins facile mais en étant davantage incluses dans le système de santé, nous prenons notre part dans les soins primaires et c’est une très bonne chose. L’hôpital est aujourd’hui délocalisé sur la ville et nous sommes réellement en première ligne, en nombre, en qualité et en rôle de soignant. »

 

Interview réalisée en toute indépendance éditoriale par Acteurs de santé Tv pour la Web Tv Plaies et Cicatrisations, avec le soutien institutionnel de ConvaTec, à l’occasion des Journées Cicatrisations 2020, organisées du 26 au 28 janvier, à Paris, par la Société Française et Francophone Plaies et Cicatrisations.

En savoir plus : https://www.cicatrisations2020.org/  &  https://www.convatec.fr/

 

 

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