Plaies et cicatrisations, comment s’assurer d’une bonne prise en charge ?

Nicole AVAN, Infirmière, formatrice, Toulouse

La cicatrisation est devenue une science connue et reconnue qui bénéficie de recommandations françaises et internationales. Pour être vraiment performant, il faut commencer par se former.

La cicatrisation est devenue une science, elle nécessite une bonne formation
« Un professionnel de santé qui doit prendre en charge une plaie doit avant tout être bien formé. La cicatrisation est devenue une science connue et reconnue qui bénéficie de recommandations françaises et internationales. Pour être vraiment performant, il faut donc commencer par se former.
Pour la cicatrisation d’une plaie simple, une simple formation continue en développement professionnel, le fameux DPC, semble suffisante. Pour accéder à un niveau de référent et devenir un expert, des diplômes universitaires sont nécessaires. De nombreuses applications existent également qu’on peut utiliser à partir des smartphones, la télémédecine favorise le contact avec des professionnels spécialisés, tout cela permet de se former. »

Prendre en charge le patient de façon globale
« Le professionnel de santé qui exerce à domicile, dans un lieu de vie commune comme les Ehpad ou dans un milieu non spécialisé doit savoir ce qu’il peut et ce qu’il ne peut pas faire. Dès la prise en charge de la plaie, il doit prendre le temps et procéder à une évaluation d’une qualité exceptionnelle, en concertation si possible avec le médecin référent du patient ; si l’évolution de la cicatrisation n’est pas positive très rapidement, il doit adresser son patient, pour avis, vers une consultation spécialisée en cicatrisation.
Ce qui est important, c’est de prendre en compte le patient d’une façon globale, avec ses pathologies et ses traitements. Face à une plaie, le professionnel de santé doit mettre en oeuvre un protocole qui respecte l’hydro-régulation, un milieu humide optimal et contrôlé, et surtout définir des objectifs réalistes et précis avec son patient, c’est souvent ce qu’il manque… »

Interview réalisée lors des Journées de Cicatrisations 2019.
En savoir plus :
https://www.convatec.fr/
https://www.cicatrisations2019.org/

 

 

Sur le même thème

100 000 prothèses de genou posées chaque année en France

L’âge moyen de la pose d’une prothèse est de 71 ans, elle concerne davantage de femmes (63%) que d’hommes (37%).

Prothèse du genou, tout savoir sur la chirurgie et la rééducation

Plaies & cicatrisation - L’objectif de l’opération est de faire disparaître les douleurs et l’altération de la qualité de ...

Prothèse du genou, des pansements pour favoriser la cicatrisation

S’intéresser au pansement est l’une de mes spécificités. J’aime suivre mes gestes chirurgicaux et la cicatrice en fait partie.

Mieux connaître la maladie de Verneuil pour la diagnostiquer plus tôt

La maladie de Verneuil, douloureuse et invalidante, touche 1% de la population. Son diagnostic est souvent posé trop tardivement.

Maladie de Verneuil & chirurgie : des soins infirmiers essentiels pour une bonne cicatrisation

L'expertise infirmière est nécessaire pour que la cicatrisation se déroule dans de bonnes conditions, sans retard ni surinfection.

Plaies & cicatrisation - Tout savoir sur la maladie de Verneuil

Les patients souffrent sans savoir pourquoi, ils doivent oser en parler et ne pas hésiter à se tourner vers les associations ...

Cica’ssistance, une application pour faciliter la prise en charge des plaies

Sept infirmièr(e)s-conseil libéraux, tous diplômés en plaies et cicatrisation (DU) répondent gratuitement aux questions ...

Comment traiter l’ulcère de jambe ?

Il faut distinguer les ulcères qui coulent de ceux qui ne coulent pas pour pouvoir choisir le bon pansement.