Quels contacts l’anapath a-t-il avec les cliniciens ?

Dr Marie-Pierre WISSLER, médecin pathologiste, SMPF, Lyon

La place de l’anapath dans le parcours de soins est un peu partout et nulle part à la fois ! Si notre rôle est vraiment indispensable pour le clinicien, le patient ne nous connait pas.

Le Dr Marie-Pierre Wissler, médecin pathologiste à Lyon, membre du Syndicat des Médecins Pathologistes Français (SMPF), précise la place des médecins pathologistes ou anapaths dans le système de soins. 

« La place de l’anapath dans le parcours de soins est un peu partout et nulle part à la fois. Si notre rôle est vraiment indispensable pour le clinicien, le patient ne nous connait pas.

Alors que le patient reçoit des comptes-rendus de nos laboratoires, il ne sait absolument pas qui on est, il ne nous voit jamais et peut, à juste titre, se demander qui est cette personne qui a vu son prélèvement. Le grand public ne sait effectivement pas ce qu’est un anapath.

Nous sommes, par contre, en contact quotidien avec les cliniciens par téléphone ou par mail. Nous discutons des dossiers des patients pour définir le type de prélèvement à réaliser afin de poser ou d’affiner le diagnostic s’il y a un antécédent.

Nous allons discuter avec le clinicien, mais aussi avec l’ensemble des cliniciens qui interviennent dans la chaîne de soins du patient, de la meilleure thérapeutique à mettre en place. L’ensemble du dossier médical du patient est alors présenté lors des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) aux radiothérapeute, oncologue, radiologue, chirurgien, anapath... »

Interview réalisée en toute indépendance éditoriale par Acteurs de santé Tv avec le soutien du Syndicat des Médecins Pathologistes Français (SMPF).

En savoir plus : https://www.smpf.info/

Sur le même thème

Une étude coût - bénéfice sur les tests génomiques

Cancer du sein & Oncotype DX® - Un test génomique pour économiser le coût d’une chimiothérapie inutile 

Éviter une chimiothérapie sur deux n’a pas de prix ! 

Cancer du sein et test génomique Oncotype DX® ; une étude coût - bénéfice

Plaies : 4 étapes pour lutter contre le Biofilm et éviter le retard de cicatrisation

Comment lutter contre le Biofilm, l’un des facteurs qui retarde, voire qui empêche, la cicatrisation des plaies chroniques.

Retard de cicatrisation, quand suspecter un Biofilm ?

« Lutter contre le Biofilm est si important au sein des plaies chroniques qu’un groupe d’experts a élaboré des recommandations....

Cancer du sein & mammographie : un dépistage peut sauver une vie

Plus le diagnostic est posé tôt, plus le traitement est efficace et plus les chances sont grandes de guérir. Et cela est ...

Un test génomique pour éviter les sur-traitements

Le Dr Bruno Cutuli a présenté à l’ESMO (EuropeanSociety of Medical Oncology), sous forme de poster, une importante étude ...