Laurent Schlosser a démarré sa mission chez Microsoft France en 2008 au sein de son entité, Grandes Entreprises et Alliance. Sous son impulsion, l’écosystème de partenaires composé d’opérateurs, des développeurs, des hébergeurs et des distributeurs s’est fortement dynamisé. En 2011, il est nommé Directeur Mobilité & Opérateurs au sein de la nouvelle entité Grand Public et Opérateurs. A ce titre, il est notamment chargé du pilotage des relations avec les grands partenaires opérateurs et constructeurs mobiles. Depuis 2015, il supervisait les relations avec l’Administration française au sein de l’entité Secteur Public. Dans ses nouvelles fonctions, Laurent Schlosser aura pour mission de renforcer le rôle de partenaire stratégique de Microsoft afin d’accompagner le secteur public dans sa mutation numérique, tout en favorisant un service compétitif et innovant au profit des usagers.
Il est interviewé dans le cadre du Big Bang Santé du Figaro, sur le plateau du Figaro, par Gaël de Vaumas, directeur de la rédaction d'Acteurs de Santé Tv :
• Microsoft a reçu la certification d’hébergeur de données en fin d’année dernière (novembre 2018). Vous étiez même le premier parmi les grands fournisseurs de cloud public à l’obtenir. Qu’est-ce que cela change concrètement pour le groupe ?
• Pouvoir héberger des données de santé, quel est le principal enjeu pour Microsoft ?
• Comment allez-vous assurer efficacement la protection de ces données ?
Extraits :
- Le certificat d’hébergeur de données de santé permet à l’ensemble des acteurs de la santé d’utiliser l’intelligence artificielle pour développer de nombreux scénarios en prédictif, en personnalisation, ce qui est l’un des grands enjeux de transformation de notre système de santé.
- Notre rôle chez Microsoft est d’apporter la technologie, l’informatique - stockage, calcul - et les scénarios innovants qui permettent de rendre possible le changement du curatif au préventif, prédictif et personnalisé.
- Nous devons répondre à un enjeu de confiance et de sécurité. C’est pour cela que nous avons obtenu des certifications extrêmement exigeantes. Nous avons, par exemple, obtenu le certificat d’hébergeur de données, sur l’ensemble de ses six niveaux de certification.
- Nous avons aussi voulu avoir des data centers localisés en France pour permettre à nos clients de stocker et de traiter leurs données sur le territoire national. Nous couvrons donc le risque en nous dotant des dispositifs les plus sûrs.
- Tout l’enjeu est de faire comprendre aux acteurs de santé quels sont les usages souhaitables qui vont à la fois rendre notre système de santé performant et permettre de mieux soigner les gens, mais aussi quelles en sont les limites car tout cela doit rester sous le contrôle de l’homme. Plutôt que d’intelligence artificielle, parlons d’intelligence numérique, c’est-à-dire qui reste contrôlée par l’homme et vient augmenter son savoir.
- Nous n’avons pas pour ambition d’être un acteur de la santé, ni de devenir un med-tech ou de collecter des données pour d’autres typologies de business. Nous cherchons à être celui qui met à disposition la plateforme technologique dont nous louons les usages, pour faire en sorte que le client puisse faire, avec ses propres données, ses propres traitements et garde le contrôle des informations qu’il manipule et des usages qu’il en a.
En savoir plus : #bigbangsante https://bigbang-sante.lefigaro.fr






